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Prise de conscience

Je lis depuis quelques mois des bouquins sur le bonheur ( Elizabeth Gilbert, Gounelle, Saldmann, Mathieu Ricard et le Dalaï-lama)... Bien entendu, je cogite...

 

Hier, j'ai traversé la cour du collège où je travaille pour aller voir un collègue dans d'autres bâtiments, et à mon retour, une élève de 4è, accompagnée de trois de ses amies au début, puis carrément d'un petit groupe, a surgi devant moi : Madame, on ne vous voit plus ! Pourtant on va au CDI ( je suis documentaliste...) ! On y va quand on a étude, le lundi matin et le vendredi, mais vous n'êtes jamais là !... Sourires désarmants, regards voulant dire : on vous aime bien, on aimerait bien vous voir plus souvent... J'étais abasourdie !... Ce n'est pas si souvent que des élèves vous manifestent leur sympathie aussi ouvertement ; avec des mots, je veux dire... Je leur ai expliqué que je ne travaillais plus effectivement ces jours-là...mais qu'elles pouvaient venir me voir les autres jours, entre midi et deux par exemple... Échanges de sourires... Beaucoup de douceur partagée, dans ce moment exceptionnel... Merci !

 

L'année dernière, je travaillais avec un groupe d'élèves de 3è et alors que la sonnerie retentissait, un garçon m'a demandé s'ils continuaient à travailler avec moi au CDI ou s'ils devaient retourner en classe... Comme j'avais cours avec d'autres, il m'a montré sa déception : On est tellement bien avec vous !... Un garçon de 3è qui vous avoue un truc pareil, je n'en ai pas cru mes oreilles : Tu te moques, là ?... - Ben, non... Alors, je l'ai regardé, puis j'ai regardé ses trois copines autour de la table... Ils me souriaient tous avec beaucoup de sympathie, alors qu'ils avaient plus ou moins la réputation d'être les terreurs du collège !... Incroyable !...

 

Actuellement, des adultes que je connais parfois peu, ou que je côtoie parfois depuis quelques mois sans les connaître plus que cela, viennent vers moi pour me parler tout à trac de leurs vrais soucis, et cela nous permet d'échanger de cœur à cœur, comme j'aime...

 

Je commence aussi à rencontrer d'autres gens grâce à la pratique du reiki, et c'est chaque fois passionnant...

 

J'évoque tout cela avec une des collègues dont je me sens proche, et elle pense qu'on doit être bien dans sa tête et dans son corps pour pouvoir apprécier ce genre de choses, ou les attirer... J'avoue que cela m'a vraiment fait réfléchir...

 

Souvent, je me plains de mon sort car je suis seule et parfois, ça me pèse énormément, alors qu'à d'autres moments, j'apprécie réellement cette indépendance... Je voudrais juste avoir le choix, si c'était possible... Mais je suis bien obligée de faire avec !...

 

En réalité, depuis quelques temps, je ne me plains plus du tout de cette situation. Je ne me pose même plus la question. Pour moi, habituellement, les vacances scolaires sont difficiles à négocier avec la solitude... Lors des dernières vacances à la Toussaint, je n'ai même pas eu le temps d'y penser !... J'étais très occupée, j'ai vu mes enfants, des amis, j'ai fait un tas de choses qui m'ont passionnée ( ça, c'est une condition sine qua non, sinon je m'ennuie et j'ai horreur de ça !...). Et depuis quelques mois, j'apprécie tout ce qui vient à moi : les gens qui veulent discuter de leur vie, de la vie, les élèves qui veulent aussi échanger avec moi et d'autres collègues sur des questions de fond ( le café-philo est une vraie bénédiction...), les collaborations fructueuses avec plusieurs de mes collègues, mes relations amicales et familiales empreintes de bienveillance, d'amour, de sourire intérieur ( les Anges sont avec nous, comme dirait ma fille)...

 

Cela ne signifie pas pour autant que les épreuves de la vie ne m'atteignent pas... J'en ai, comme tout un chacun. Mais je les vis simplement parce qu'elles font partie intégrante de la vie ( sinon, quel ennui !...) et que je sais qu'après les avoir surmontées, je suis plus forte, enrichie d'une nouvelle expérience. Et je les oublie... Je n'y reste pas accrochée comme la moule à sa planche flottante... ( Hmm ! Excusez cette image marine qui vient peut-être de mes origines ?...).

 

Ma collègue-amie conclut par une très belle interrogation : Le bonheur n' est-il pas de désirer ce que l' on a déjà ????

 

Serait-ce le début de la sagesse ?!...

 

06/12/13



06/12/2013
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